Burnout : connaître et détecter les premiers signes

Burnout : détecter les premiers signes pour l’éviter

Vous avez sans doute déjà entendu parler du burnout (si vous me suivez régulièrement, c’est sûr et certain 😉 ). Cette maladie est aujourd’hui assez connue et, sans doute, avez-vous une personne dans votre entourage qui en a souffert, peut-être même est-ce vous. Dans cet article, je vous rappelle en quoi consiste un burnout et vous dévoile les premiers signes à détecter afin de l’éviter.

 

Burnout, stress, surmenage et dépression

Commençons par définir le burnout. Selon le Larousse il s’agit d’un « syndrome d’épuisement professionnel caractérisé par une fatigue physique et psychique intense, générée par des sentiments d’impuissance et de désespoir ». Le burnout trouve son origine au travail. Cependant la vie personnelle s’en trouve fortement affectée.

Le burnout n’est ni du stress, ni un surmenage, ni une dépression :

  • Le STRESS est un déséquilibre entre ce que l’on peut supporter et ce que l’on ne peut plus endurer.

  • Le SURMENAGE agit sur le long terme. L’équilibre est perturbé puisqu’il existe un trop grand écart entre les exigences environnementales et la capacité de l’individu à y répondre. Un long processus de surmenage précède le Burnout.

  • Le BURNOUT est une forme spécifique de STRESS. Il s’agit d’un épuisement émotionnel incluant une dépersonnalisation et un sentiment croissant de dévalorisation, de perte d’estime de soi.

  • Les signes avant coureurs du BURNOUT et ceux de la DÉPRESSION sont assez similaires. Cependant, lors d’un BURNOUT ceux-ci se multiplient et perdurent.



Un burnout n’arrive pas du jour au lendemain, il se faufile insidieusement et il est possible de repérer quatre phases :

  1. D’abord les symptômes physiques de fatigue, de stress, d’angoisse. On se sent constamment sous pression. On travaille pendant les pauses, à la maison… La vie privée ne suffit plus à se ressourcer. Les problèmes de concentration et d’efficacité deviennent récurrents. Le cerce vicieux s’installe.

  2. Puis le déni « mais non c’est à moi de faire des efforts ; c’est ma faute, je suis trop fragile ; ce n’est pas si grave », « les autres y arrivent bien alors il n’y a pas de raison »…

  3. Ensuite les symptômes physiques réapparaissent et se renforcent. Comme à ce moment-là on se sent incompris, seul et isolé, la maladie s’installe. Il s’agit d’un état d’épuisement émotionnel caractérisé par une grande nervosité, des sautes d’humeur, un découragement voire abattement. L’estime de soi est largement affectée et l’individu est alors en incapacité de se sentir reconnu par les autres.

  4. À ce stade il est trop tard pour agir au sein de l’entreprise. Une prise en charge médicale, une thérapie, un accompagnement, un long arrêt maladie… deviennent indispensables à la guérison.

Pour résumer, le BURNOUT est bel et bien un INCENDIE puisque les ressources internes se consument jusqu’à laisser un vide immense malgré le fait qu’en apparence, tout semble intact ou presque. Le burnout n’est pas le résultat d’une incompétence, de paresse ou de facilité. C’est une maladie à part entière qui trouve son origine au travail.



5 signes à détecter pour éviter le burnout

Au fil des phases de glissement vers le burnout, il est possible de détecter certains signes caractéristiques. Les connaître et les reconnaître peut vous éviter, à vous ou à un proche, d’être dans le déni et de vous retrouver en burnout. En voici quelques-uns, extrêmement courants et facilement repérables. Attention, il en existe bien d’autres, ce ne sont que quelques exemples.

 

L’addiction au travail ou l’absence de limites

Vous pensez à votre travail tout le temps. Vos proches vous décrivent comme un workaholic, un accro au travail. Vous êtes le premier arrivé au bureau et le dernier parti. Vous quittez la maison tôt et rentrez tard. Vous ramenez du travail à la maison les week-ends, les vacances. Même lorsque vous êtes avec vos enfants, vous pensez au travail. Avant de vous endormir, le soir, votre dernière pensée est pour votre travail. Le matin, dès votre réveil vous pensez au travail. Vous n’avez plus de vie personnelle, toute votre vie est tournée vers votre travail. Attention, c’est un signe de burnout imminent.

La fatigue, perte de motivation

Vous vous sentez fatigué ? Pas seulement le soir en rentrant du bureau, mais dès le matin. Le dimanche soir, quand vous pensez à la semaine qui vous attend, vous êtes fatigué ? Vous partez deux semaines en vacances et cela vous fait du bien, mais à votre retour au bout de quelques jours, vous ressentez déjà de la fatigue et vos vacances vous semblent déjà loin, vous n’en ressentez plus le bénéfice. Quand vous vous levez le matin, vous vous sentez épuisé. Vos nuits deviennent blanches, vous faites des insomnies, votre sommeil n’est plus réparateur. Bref, vous êtes épuisé du matin au soir, du lundi au dimanche sans parvenir à vous reposer vraiment. C’est un signe annonciateur que vous glissez vers le burnout.

L’irritabilité

Vous êtes irritable ? Vous devenez susceptible et prenez la mouche à la moindre remarque ? Votre sens de l’humour et de l’autodérision s’est fait la malle ? Vous vous énervez facilement ? Contre vous-même et contre les autres ? Votre conjoint, vos enfants, la chat, le chien, votre belle-mère, vos voisins : personne ne trouve grâce à vos yeux. Vous êtes à fleur de peau continuellement. Vous pleurez facilement, vous vous transformez en fontaine. Bref, vous n’avez plus aucun contrôle sur vos émotions. Vous vous dirigez peut-être vers un burnout.

L’anxiété et l’angoisse

Vous êtes anxieux. Vous êtes angoissé le matin avant de partir au bureau, le soir en pensant à la journée du lendemain, le dimanche soir à l’idée de la semaine à venir. Les réunions, les discussions entre collègues, les entretiens avec votre supérieur, l’arrivée d’un nouveau client, tout vous angoisse. Savez-vous que l’anxiété est l’un des signes du burnout ?

L’isolement

Vous ne sortez plus avec vos amis le soir ou le week-end. Vous passez plus de temps au travail qu’à la maison. Vous ne partagez plus les pauses-cafés ou les déjeuners avec vos collègues. Vous vous renfermez sur vous-même. Vous ne parlez plus. Vos enfants vous appellent en riant (jaune ?) le fantôme car ils ne vous voient presque plus. Méfiez-vous, à trop vous isoler, vous pourriez bien faire un burnout !



Que faire si vous vous reconnaissez dans ces signes ?

Tout d’abord, osez en parler ! Demander de l’aide n’est pas honteux. Commencez par en discuter avec vos proches, vos collègues, vos amis, votre conjoint. Prenez le temps d’écouter leurs remarques, de prendre conscience que vous n’êtes pas seul, qu’ils vous soutiennent et ne demandent qu’à vous aider. Vous pouvez également faire afin le test mis au point par Christina Maslach d’évaluer votre situation actuelle.

N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant, la médecine du travail*, un psychologue, un coach spécialisé… L’idée est de définir ce qui ne va pas. Les symptômes peuvent être liés à d’autres phénomènes que le burnout et il est nécessaire de faire le point, d’identifier les causes : surcharge de travail, exigences, mauvaise organisation, conflits de confiance dans le travail…

Si vous avez besoin de vous arrêter, arrêtez-vous, sans culpabilité. Une thérapie, un traitement médicamenteux, peuvent être nécessaire. Prenez soin de vous avant tout.

La clé de la guérison réside dans l’écoute que vous aurez de vous-même.

Observez-vous : tenez un carnet de bord d’observation : sommeil, alimentation, irritabilité, mal de dos… C’est en analysant les causes que vous pourrez contrôler les facteurs de risques et donc éviter les rechutes. Il est de VOTRE RESPONSABILITÉ de prendre soin de vous écouter. La bonne nouvelle réside justement dans cette RESPONSABILITÉ puisque cela signifie que vous avez le POUVOIR de VOUS EN SORTIR.

Prendre le temps d’identifier et de développer ses RESSOURCES, être attentif à ses BESOINS est important. Faites-vous accompagner si vous n’arrivez pas à les cibler seul.

Le coaching RenÊtre peut se révéler très efficace si vous glissez vers le BURNOUT ou désirez rebondir après en avoir vécu un. L’écoute active, des outils pertinents, une posture professionnelle et bienveillante sauront vous amener à faire un pas de côté pour vous reconstruire, poser des mots en toute confiance et atteindre vos objectifs.

​Lorsque l’on arrive au stade de la prise de conscience des causes de son BURNOUT,  il est alors possible de développer de nouvelles pensées, idées, projets. En les combinant avec de nouveaux comportements, on peut alors développer une EXPÉRIENCE POSITIVE à partir de faits négatifs.





Si vous vous reconnaissez dans l’un de ces signes, si vous sentez qu’il est temps pour vous de faire le point sur vos attentes professionnelles, si vous souffrez d’une situation qui vous paralyse, vous éloigne de ce que vous êtes, contactez-moi afin que nous déterminions ce qui vous bloque et comment entamer VOTRE CHANGEMENT.



*RenÊtre Coaching est officiellement partenaire de l’AIST43, médecine du travail

 

 

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