L’Ikigaï : la clé pour changer de vie (et être heureux !)

Donner un sens à sa vie… C’est ce que nous cherchons tous, n’est-ce pas ? En tant qu’être humain, nous avons tous besoin de savoir pourquoi nous nous levons le matin, et surtout, d’être animés par quelque chose qui fait sens pour nous. Sinon, on meurt d’ennui. Mais cette quête d’idéal et d’épanouissement n’aboutit pas du jour au lendemain, simplement parce que nous l’avons décidé. Ce cheminement demande du temps pour réfléchir, se poser et remettre en question certaines certitudes que l’on pourrait avoir. Que ce soit sur le plan personnel ou professionnel, nous avons tous besoin d’être motivés par ce que nous entreprenons. Il existe un fabuleux outil pour cela : l’Ikigaï. Cet exercice d’introspection nous permet de mieux nous connaître afin de savoir quelle direction donner à sa vie. L’Ikigaï serait-il la clé pour changer de vie et être (enfin) heureux ? J’en suis intimement convaincue, et je vous explique pourquoi !

L’Ikigaï, qu’est-ce que c’est ?

L’Ikigaï est une philosophie de vie japonaise dont l’essence est de trouver un équilibre dans sa vie afin de lui (re)donner un sens. C’est un concept qui permet de combiner plusieurs aspects de notre vie (et toutes nos vies !) pour être aligné avec soi, et se sentir bien là où l’on est. Littéralement, la définition de l’Ikigaï est « Iki » = « vie » et « gaï » = raison (la réalisation de ce que l’on espère).

C’est de l’île d’Okinawa, au Japon, que provient l’Ikigaï. Les habitants de cette île sont réputés pour leur longévité, et les personnes âgées ne s’arrêtent jamais vraiment de travailler, puisqu’elles trouvent le bonheur dans l’utilité qu’elles apportent aux autres.

L’Ikigaï c’est ça. C’est le fait d’être animé dans tout ce que l’on entreprend, pour ne plus rien vivre (ou presque) comme une contrainte. C’est trouver sa voie, grâce à une introspection. C’est ce qui m’anime personnellement au quotidien. Peut-être cela provient-il du fait que j’ai dû me relever après un burn-out (sûrement). Quoi qu’il en soit, l’Ikigaï est une philosophie que je m’applique et avec laquelle j’accompagne mes clients lors des séances de coaching. L’Ikigaï est au cœur de Renêtre coaching, comme la raison d’être est au centre de l’Ikigaï.

En Occident, le concept d’Ikigaï développé au japon tend souvent à se centrer sur le plan professionnel. Effectivement, une fois que l’on plonge au cœur de soi, l’Ikigaï permet de répondre à bien des questions concernant notre carrière professionnelle (actuelle et future) pour arriver à la question ultime : quelle activité peut me permettre d’exprimer tout mon talent, au service d’une mission qui me tient à cœur, et qui me permet de gagner suffisamment d’argent pour vivre comme j’en ai envie ?

J’aime rappeler à mes clients que l’Ikigaï c’est plus que ça. C’est pour moi assez réducteur de le centrer uniquement sur notre vie professionnelle qui n’est qu’un pan de notre vie. Bien sûr, il est important, et j’aide mes clients à trouver leur Ikigaï professionnel, durant leur Odyssée, par le biais d’un bilan de compétences ou d’accompagnements à la reconversion. Mais à quoi bon trouver un sens dans sa quête d’idéal professionnel si notre vie personnelle, familiale, ou sociale prend l’eau ? Je ne peux que vous conseiller et vous encourager à ne jamais négliger cet aspect-là lorsque vous serez en quête de votre Ikigaï. Tout est lié, et tout doit être équilibré.

L’ikigaï : une introspection au centre de 4 composantes

Nous l’avons vu, l’Ikigaï rassemble plusieurs pans de notre vie. Il ne s’agit pas seulement de se dire « j’aime bien faire ça, je vais m’orienter vers tel métier », mais plutôt de faire des passerelles avec 4 composantes importantes pour que notre projet de vie ait un sens (pour nous, et les autres).

Trouver son Ikigaï, c’est trouver l’équilibre parfait entre :

– Ce que j’aime faire ;

– Ce pour quoi je suis doué. e ;

– Ce dont le monde a besoin ;

– Ce pour quoi je peux être payé. e.

Lorsque l’on a répondu à ces 4 premiers points, nous pouvons identifier à l’intersection de ces différents éléments :

Notre passion, qui combine ce que l’on aime faire et ce pour quoi nous sommes doués ;

Notre mission, qui est à la jonction de ce dont le monde a besoin et ce que nous aimons ;

Notre vocation, définie par ce pour quoi nous pouvons être payés et ce dont le monde a besoin ;

Notre profession, qui est la rencontre entre ce pour quoi nous sommes doués et ce pour quoi nous pouvons être payés.

Trouver son Ikigaï avec Renêtre Coaching

L’Ikigaï est au cœur de cette rosace. On trouve son Ikigaï que si chaque partie est parfaitement identifiée, puis comblée. Une fois encore, l’Ikigaï n’a pas pour principe de se centrer uniquement sur l’aspect « métier » pour réussir à définir son projet professionnel. En France, nous donnons beaucoup d’importance à la quatrième composante « ce pour quoi je suis payé. e ». Or, si une composante est privilégiée par rapport aux autres, il n’y a pas d’équilibre et donc pas d’Ikigaï. Voyez cela comme un château de cartes. Si l’une des cartes est plus faible que les autres, c’est l’ensemble qui ne tiendra pas. Pour que tout ait un sens dans notre vie, il est primordial de définir les points de jonction entre toutes ces composantes afin de trouver un équilibre parfait.

Je tiens à rappeler également que l’Ikigaï n’est pas synonyme de succès professionnel, puisque l’Ikigaï est propre à chacun, et surtout en fonction de ce qui a de la valeur pour NOUS. Pour certains, c’est de gagner 5000 euros par mois et vivre à cent à l’heure, pour d’autres c’est vivre avec un salaire moyen, ou encore avoir un poste sans responsabilités. Ce que les autres pensent de notre choix de carrière ne doit pas interférer dans notre quête d’Ikigaï. C’est à nous (seuls) de définir ce qui a de la valeur pour nous, et non ce qui en a aux yeux des autres.

C’est sur ce chemin et cette quête de sens que j’accompagne mes clients, car une fois notre Ikigaï trouvé, il devient la matière première de toutes les actions que nous entreprendrons dans notre vie. Je rappelle souvent que notre Ikigaï n’est pas figé, on peut continuer à la questionner et à l’améliorer. Il évolue en même temps que notre vie.

En pratique, comment trouver son Ikigaï ? Une quête de sens

Il n’y a pas vraiment de méthode pour l’Ikigaï. Je pourrais vous proposer de passer des tests ou vous donner des exemples d’Ikigaï, mais je n’en ferais rien. Car cela n’aurait pas vraiment de sens. Si vous vous tournez vers des livres sur l’Ikigaï, ou que vous faîtes quelques recherches, vous dénicherez des exercices pour trouver votre Ikigaï. Malheureusement, la recette miracle pour trouver son Ikigaï n’existe pas, puisque tout repose sur un travail d’introspection (et de comment vous le ferez). Bien sûr, vos lectures vous donneront des pistes et une méthode pour trouver et incarner votre Ikigaï, mais n’omettez jamais le fait que tout cela ne sert à rien si vous n’êtes pas prêts, si ce n’est pas le bon moment pour vous ou si vous survolez les étapes au lieu de puiser les réponses au plus profond de vous. Trouver son Ikigaï est souvent un chemin parsemé d’embûches, et il est parfois difficile d’y parvenir seul. C’est pourquoi je ne peux que vous conseiller de vous faire accompagner par un coach professionnel qui saura vous faire prendre de la hauteur, ou faire un pas de côté, pour vous aider à entrevoir une éclaircie dans vos questionnements. L’accompagnement par un praticien permet également de ne pas se retrouver seul.e face à des remises en question importantes (voire des crises existentielles).

Si vous décidez d’emprunter ce chemin seul.e, voici quelques conseils pour trouver votre raison d’être. Attention, ce travail de réflexion, d’analyse et d’introspection peut prendre du temps (beaucoup). Ne soyez pas trop pressé, donnez-vous du temps !

Garder l’esprit ouvert

Lorsque l’on est en quête de trouver son Ikigaï, on s’engage sur les sentiers de remises en question profondes. Pour que ce travail sur soi soit efficace, je vous encourage à faire preuve d’honnêteté et de courage. Bannissez de votre esprit la peur de l’échec, le regard de l’autre, la bienséance sociale, etc., et ne gardez qu’un esprit fort et déterminé pour affronter les difficultés tout en mettant de côté votre égo.

Poser ses idées sur papier, et se poser les bonnes questions

N’allez pas penser que vous construirez votre Ikigaï en un jour. Il se construit progressivement. C’est pourquoi je préconise dans un petit temps de « jeter » toutes vos idées et envies sur papier. Notez-y tout ce que vous aimez et n’aimez pas dans votre métier actuel et dans votre vie personnelle. Vous pourrez barrer ou ajouter des idées au fur et à mesure de votre cheminement. Laissez reposer ces notes et idées, et revenez-y plusieurs jours plus tard, après une réflexion profonde, pour tenter de trouver des alternatives et solutions.

Pour cela, il convient de se poser les bonnes questions face aux quatre composantes.

– Ce que j’aime faire : « qu’est ce que j’aime faire dans la vie ? », de manière générale. L’idée ici est de noter TOUT ce qui vous apporte du plaisir, de la joie et de la satisfaction jour après jour. Rien n’est futile, si vous aimez lire, notez-le. Pour que l’exercice soit réussi, notez vos idées sans restriction et soyez honnête avec vous-même.

– Ce pour quoi je suis doué. e : « quels sont mes talents ? ». Là encore, ne vous limitez pas. Il y a de nombreuses choses que vous savez faire : talents personnels, qualités humaines ou compétences professionnelles. Cela peut être le dessin, une capacité d’écoute, un ou plusieurs sports, etc. L’idée ici est de faire le bilan sur vos points forts pour les mettre à profit dans votre vie. Si vous manquez d’idées, n’hésitez pas à demander conseil à votre entourage, il est souvent enclin à voir ce que vous ne voyez pas en vous !

– Ce dont le monde a besoin : « comment être en accord avec le monde qui m’entoure et mon environnement proche ? ». Peut-être y a-t-il des thématiques qui vous interpellent, des causes qui vous touchent plus que d’autres, des sujets auxquels vous aimeriez prendre part ou encore que vous aimeriez changer. Incarner son Ikigaï ce n’est pas seulement se sentir aligné avec soi, mais aussi avec la société qui nous entoure.

– Ce pour quoi je peux être payé. e : « qu’est-ce qui peut m’apporter un revenu ? ». Actuellement, quelles sont vos compétences professionnelles ? Prenez de la hauteur sur vos tâches quotidiennes, comprenez pourquoi vous êtes payé. e et ce pour quoi pour vous pourriez l’être.

Une fois que vous aurez bien avancé dans le processus, vous pourrez croiser les données pour trouver une voie à laquelle vous ne pensez pas forcément aujourd’hui et qui sera le fruit de l’union de 4 composantes de l’Ikigaï.

Inverser son mode de pensée liée au travail et à la rémunération

Dans le monde occidental, nous sommes habitués à penser « rémunération » lorsque l’on pense au travail, car on le considère comme un mode de survie pour subvenir à nos besoins. C’est bien normal puisque l’argent représente une forme de sécurité (le deuxième besoin fondamental de l’être humain après les besoins physiologiques, selon Maslow). Cependant, pour trouver son Ikigaï il est important d’inverser le processus en partant d’abord de nos aspirations, pour ensuite cheminer vers ce que cela pourrait nous rapporter comme argent. Ce que l’on gagne en travaillant n’est pas une finalité, mais plutôt un moyen de vivre de ses aspirations.

Cheminer grâce à un travail d’introspection

Chercher son Ikigaï c’est accepter un voyage intérieur. Ce cheminement va vous permettre de comprendre quels sont vos moteurs, vos ressources et vos valeurs pour trouver un équilibre de vie. C’est à vous seul, même en étant accompagné.e, de trouver les réponses aux questions en vous interrogeant sur vos aptitudes, vos passions, votre quotidien professionnel et vos ambitions pour donner la bonne direction à votre projet de vie. C’est une ouverture vers un chemin qui vous plaît davantage.

N’attendez pas la crise de la cinquantaine ou de vivre un burn-out pour trouver votre Ikigaï. La vie n’attend pas. Cette philosophie s’appuie sur le fait que bonheur, accomplissement personnel et travail peuvent être compatibles et ne sont pas nécessairement en opposition. Il n’y a pas d’âge pour concilier tous les domaines de notre vie pour atteindre notre but unique : arriver à être heureux et comblé dans toutes nos vies (personnelle et professionnelle incluses !).

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