Burnout : culpabilité ou responsabilité ?

Burnout : vous êtes responsable, pas coupable

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 Vous pensez que vous méritez ce qu’il vous arrive ? Que vous êtes coupable ? Coupable d’avoir surinvesti votre travail au point d’avoir mis de côté vos proches ? D’avoir cédé aux demandes de votre supérieur alors que vous mourriez d’envie de dire non ? D’abandonner votre équipe suite à votre arrêt maladie ? D’avoir subi du harcèlement ?
STOP. Vous avez le droit de dire stop, de dire non, de vous reposer, de partir à l’heure de votre bureau, de refuser une tâche qui va contre vos valeurs… Ce que vous avez vécu n’est pas votre faute. Les événements douloureux ou toxiques qui viennent de l’extérieur ne sont pas de votre fait. Vous avez toutefois un super pouvoir : c’est vous la seule personne capable de choisir quoi faire de tous ces événements. C’est vous le·laresponsable de votre bien-être, de votre bonheur… Il n’est jamais trop tard pour changer vos habitudes.

Le burnout c’est quoi exactement ?

Un burnout n’est pas une petite déprime passagère, c’est une véritable maladie, reconnue comme telle par la classification internationale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Un burnout peut ressembler à une dépression mais c’est bien plus spécifique que cela. Il trouve son origine dans le travail.

Il s’agit d’un état d’épuisement psychologique (émotionnel), cognitif (perte de motivation, de concentration) et physique (fatigue), résultant d’un stress chronique. Selon Christina Maslach, psychologue américaine, ce syndrome est généralement caractérisé par la présence de trois signes : « l’épuisement ou assèchement émotionnel, la dépersonnalisation ou déshumanisation, qui renvoie à une posture de détachement par rapport aux personnes pour qui et avec qui on travaille ; le sentiment de non-accomplissement personnel au travail ou la perte du sentiment d’accomplissement. ».

Bien sûr, le burnout n’arrive pas du jour au lendemain, il est insidieux, s’immisce tout doucement, sans bruit jusqu’au moment où votre corps, épuisé, crie stop ! Dans mon livreMon Burnout ma renaissance,  je vous raconte ce processus, ma descente aux enfers, avant de vous aider à rebondir. Fatigué·e, sonné·e, vous avez besoin de temps pour comprendre ce qui vous arrive puis pour vous relever avant de vous révéler.

La culpabilité : fléau ou bénédiction ?

La plupart du temps, on ne prend conscience qu’on vit un burnout que lorsque le médecin nous met en arrêt maladie et pose ces mots pour nous. À ce moment-là, on oscille généralement entre soulagement et culpabilité. Cela vous semble contradictoire ? Laissez-moi vous éclairer. Lorsque le médecin vous prescrit un arrêt parce qu’il voit que vous en avez besoin, vous ressentez du soulagement : votre souffrance est reconnue et vous allez pouvoir vous reposer. Seulement, rien n’est jamais simple ! La culpabilité fait donc très vite son apparition : je n’ai pas fini tel dossier ? comment vont faire mes collègues en mon absence ? que va penser mon chef ?

Le sentiment de culpabilité est très présent chez les personnes vivant un burnout. Beaucoup de client·e·s me posent cette question en arrivant au cabinet : « Je suis en burnout, est-ce que c’est ma faute ? J’ai honte ». Non, sachez que vous n’êtes pas coupable de ce qui vous arrive. Vous n’êtes pas coupable d’être tombé·e malade, d’être en arrêt maladie, même si vos collègues sont au travail, de subir une situation compliquée, de vous sentir mal, d’avoir peur… Une personne en burnout ne PEUT plus aller travailler. Elle n’a plus les capacités physiques et psychiques pour y retourner. Elle n’est pas coupable de cet état de santé.

La culpabilité est un sentiment naturel, humain : seuls les psychopathes en sont dénués ! Elle peut même jouer un rôle positif dans notre vie en nous rappelant que nous avons oublié notre propre code de conduite. Elle agit alors comme un garde-fou, elle nous permet d’être empathique, de nous remettre en question. Cependant, elle peut aussi parfois devenir paralysante, être un frein à la guérison, nous empêcher d’avancer.

Il est donc important d’écouter son sentiment de culpabilité afin de vérifier s’il est justifié ou non et d’agir en conséquence. Il ne s’agit pas de s’en débarrasser mais de l’apprivoiser. S’autoriser à dépasser la culpabilité, c’est faire un pas vers sa guérison, accepter qu’on a besoin d’aide. C’est également apprendre à se reconstruire, à mieux se connaître, à travailler sur soi pour prévenir la rechute.

La responsabilité : prenez votre vie en main

Le meilleur moyen de dépasser sa culpabilité, et donc de guérir de son burnout, est de reprendre votre responsabilité. Responsable et non coupable, vous vous rappelez ? Responsable de votre vie, vos choix, vos décisions… les vôtres, pas ceux des autres.

Passer de la culpabilité à la responsabilité, c’est prendre la responsabilité entière de nos actions et réactions et laisser à l’autre cette même responsabilité.  Or, quand on vit un burnout, ceci est très compliqué à mettre en place : on prend en charge les regards, les jugements, les réflexions, tout ce qui finalement ne nous appartient pas. On interprète tout ce qui arrive de l’extérieur comme étant une bonne raison de se sentir coupable ou, autrement dit, de se confirmer qu’on avait raison de penser qu’on était nul.

C’est pourquoi il est important, pour une personne qui vit un burnout, de comprendre qu’à un moment, pour une raison qui lui échappe peut-être, elle a choisi d’agir de telle ou telle manière ou de ne pas agir. Elle n’a pas choisi que ça lui arrive, elle a choisi sa réaction face à cet événement. Et si elle a agi de telle ou telle manière, c’est parce qu’elle en a tiré des avantages, certainement inconscients alors.

Si vous vous sentez concerné·e, je vous invite donc à vous demander :
« Qu’est ce qui vous a fait choisir ce comportement plutôt qu’un autre ? Quels avantages vous en avez tirés ? ». 
Pas facile, n’est-ce pas ? Pour vous aider, je vous suggère un petit exercice. Il vous permettra de faire sortir de l’ombre votre saboteur, celui qui vous fait agir à l’encontre de vos intérêts, souvent par peur de…

  • Définissez un objectif : Je veux dire non à mon patron quand il me demande de travailler en dehors de mes horaires ;
  • Notez tout ce que vous faites ou ne faites pas pour NE PAS y arriver : dire oui sans réfléchir, commencer par essayer de me justifier pour finalement dire oui ;
  • Identifiez les objectifs cachés : lui plaire, éviter le conflit, garder ma place ;
  • Notez ce que vous en comprenez je ne peux pas faire plaisir au détriment de ma personne ;
  • Listez les nouveaux comportements que vous pourriez adopter pour atteindre votre objectif initial: cesser de me justifier, dire que je vais réfléchir , différer ma réponse ;
  • Que décidez-vous Quand commencez-vous ? 

Pour aller encore plus loin et réussir à passer de la culpabilité à la responsabilité, je vous conseille cet autre exercice.

 

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair et à vous faire sortir de la culpabilité. 
Prenez enfin le temps de vous reposer et acceptez toute l’aide dont vous avez besoin. 

Un pas après l’autre, vous apprendrez à devenir responsable, acteur-trice de votre vie, parce-que VOUS LE MÉRITEZ.

 

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