Libérez-vous de votre autosaboteur : soyez votre meilleur ami

Faites taire votre autosaboteur : devenez enfin votre meilleur ami

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Si vous vous intéressez au développement personnel et/ou êtes entrepreneur·euse, nul doute que vous ayez entendu parler d’autosabotage.

Mais savez-vous ce que recouvre cette notion ? D’où vient l’autosabotage, quelles sont ses caractéristiques, ses pièges ? C’est ce que nous allons explorer dans cet article.
Je vous donnerai également des techniques pour vous libérer de votre autosaboteur et vous permettre de (re)devenir, enfin, votre meilleur ami !

Autosabotage : kezaco ?

L’autosaboteur c’est cette petite voix au fond de vous qui vous retient et vous empêche d’avancer. S’autosaboter c’estavoir des comportements, des habitudes et attitudes qui nous conduisent à ne pas réussir ce que nous entreprenons. L’autosabotage est comme un virus : il provoque la pagaille, la désinformation, la méfiance, le manque de confiance…

C’est une création de notre ego : il craint le changement et met tout en œuvre pour préserver le status quo, même si celui-ci n’est pas satisfaisant. « Le phénomène consiste à mettre tous les moyens qu’un individu a à sa disposition pour s’autodétruire, se mettre à mal. La personne est davantage à la recherche du plaisir dans la douleur, voire du déplaisir », précise Catherine Raverdy, psychologue clinicienne, « À petite dose, rien de gênant. Mais dans une plus grande mesure, la qualité de vie est vraiment altérée » ajoute la psychologue.

Ces comportements sont donc nocifs bien qu’inconscients, la plupart du temps. Ils nous poussent à l’échec. Mais apprendre à l’écouter et à changer ses habitudes est tout à fait constructif et positif, alors on dit merci qui ?…

D’où vient l’autosabotage ?

L’autosabotage vient souvent de blessures du passé, de notre enfance, de notre éducation qui ont conduit à avoir des croyances limitantes, une faible estime de soi, la peur de l’échec, du changement… Ces croyances sont devenues vérités et ont pris le contrôle sur la personne qui s’autosabote pour ne pas remettre en cause ces vérités.
Par exemple, elle va postuler pour le poste de ses rêves : elle réussit à obtenir un entretien mais « échoue » lors de celui-ci. Elle s’est autosabotée car elle pensait que le poste de ses rêves ne lui était pas accessible. En effet, toute sa vie, elle a entendu que les rêves n’étaient pas la réalité, que celle-ci n’était pas un conte de fées et qu’un travail était un travail pas un rêve. Obtenir ce travail aurait remis en question cette croyance considérée comme une vérite pour la personne et celle-ci a donc sabordé son entretien pour ne pas obtenir le travail, pourtant désiré. Bien sûr, cela est inconscient. 

Dans d’autres cas, je rencontre aussi des client·e·s qui me disent avoir « raté » leur entretien. En creusant avec eux·elles durant leur séance de coaching, ils·elles s’aperçoivent qu’en réalité ils·elles ont saboté leur entretien, inconsciemment, car ils·elles avaient senti au fond d’eux·elles qu’ils·elles n’étaient pas fait pour travailler dans cette entreprise : conflit de valeur, sensation que le·la dirigeant·e n’est pas honnête, sentiment que les conditions de travail ne colleront pas…
C’est alors l’intuition qui a pu influencer le comportement de mon·ma client·e pour l’empêcher de faire l’erreur de signer. L’idéal dans cet exemple, reste le fait de conscientiser tout ceci ou autrement dit d’écouter son saboteur. En apprenant à identifier les moments où il essaie d’intervenir, on peut prendre le temps de se demander pour… quoi et de prendre conscience que nous sommes acteur·trice de notre vie : « J’ai raté mon entretien » devient « j’ai choisi de ne pas travailler avec eux ». Ça change la donne non ?

Caractéristiques de l’autosabotage

Bien sûr, même si nous avons tous et toutes tendance à nous autosaboter, nous ne le faisons pas continuellement. Nous le faisons à certains moments, sur certains aspects de notre vie et pas du tout dans d’autres. L’autosabotage a souvent lieu lors de situations difficiles ou de décisions importantes : un changement de fonction, de travail ou même de métier, un engagement personnel (couple, mariage…). Lors de ces moments, nos croyances limitantes se font plus fortes et nos émotions prennent le dessus : peur de se tromper, peur de l’échec, peur de ne pas être à la hauteur, sentiment d’être un imposteur…

Nous ressentons tous et toutes ces émotions à un moment ou un autre de notre vie. Les moments où nous nous autosabotons correspondent aux moments où nous ne sommes pas en capacité de les surmonter et d’avancer. Ces croyances sont extrêmement ancrées et inconscientes, ce qui nous conduira à accuser les circonstances extérieures et donc à renforcer nos croyances qui s’autoalimentent en permanence. Heureusement, vous avez en vous le pouvoir de briser le cercle vicieux et de le transformer en cercle vertueux !

Quels sont les types d’autosabotage ?

On peut classer l’autosabotage en plusieurs grands types : l’art de ne jamais terminer les choses : commencer de nombreux projets mais ne pas aller au bout. Nous sommes capable d’y consacrer beaucoup de temps mais nous nous arrêtons avant d’avoir terminé. Cela nous évite de faire face à un échec : le projet ne peut pas être raté ou décevant puisqu’il n’est pas abouti. La conséquence, c’est que nous ne pouvons pas prendre conscience de notre potentiel et nous continuerons à avoir une image négative de nous-même.

  • La procrastination ou l’art de toujours remettre à plus tard : c’est sans doute la tendance la plus répandue. L’une des raisons peut être, comme pour le fait de ne pas aller au bout d’un projet, la peur du résultat.
  • Le perfectionnisme : il s’agit là de l’excuse parfaite pour ne jamais terminer. Le résultat n’est pas parfait, donc il faut continuer et procéder encore et encore à des modifications.
  • Les excuses : nous allons citer nombre d’excuses pour justifier le non-changement : manque de temps, manque de ressources économiques, trop jeune, trop âgé·e, etc.
  • Dire oui quand on veut dire non : combien de fois avez-vous ressenti cette boule au ventre, cette frustration d’un oui non assumé ? Souvent ? Vous vous auto-sabotez certainement… Petit rappel : oser dire non à l’autre, c’est se dire oui à soi.

Ces types d’autosabotage se manifestent en nous via une foule de petits personnages : la victime, le rejeté, l’abandonné, l’expert, le juge, l’adolescent, le radin, le père, le policier…
Il n’est pas toujours facile de prendre conscience des mécanismes d’autosabotage et un accompagnement par un·e psychologue, un·e coach, peut se révéler nécessaire.

Les pièges évitables de l’auto-sabotage

L’autosabotage est non seulement inconscient mais extrêmement insidieux. Nous sommes, quand nous nous autosabotons, convaincus de bien faire. Reprenons l’exemple de la personne qui passe un entretien pour le poste de ses rêves et ne l’obtient pas. Elle n’a pas conscience de s’être autosabotée, elle est persuadée qu’elle n’était pas faite pour ce poste, qu’elle ne le méritait pas. 

Derrière chaque autosabotage, se cache toujours une bonne raison de ne pas aller vers une nouvelle situation. En effet, nous ne faisons jamais rien pour rien et l’autosaboteur nous rappelle que l’un ou plusieurs de nos besoins ne sont pas satisfaits par la situation. C’est pour cette raison qu’il est important d’apprendre à l’écouter. 
En laissant votre auto saboteur guider vos croyances et donc vos actions, vous étouffez votre potentiel. Or, n’en doutez pas, il est immense ! Ne vous privez pas de l’exploiter. Vivez VOTRE vie. 

Voici un exercice qui vous permettra de comprendre le phénomène de l’autosabotage et d’agir dessus :
Prenez quelques minutes pour faire un petit dessin en forme de cercle  : 
Le titre : pendant mon entretien d’embauche, puis dans le sens des aiguilles d’une montre, en un mot : 
la pensée qui m’a guidée + l’émotion que cela m’a fait ressentir + le comportement que cela m’a fait adopter + le résultat obtenu.
Dessinez maintenant un autre cercle en y inscrivant non pas ce que vous avez vécu mais ce que vous auriez voulu vivre, en commençant par la case RÉSULTAT. Alors ?…

Prenez conscience de vos pensées pour en être le maître, et non la victime.

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Explorons ensemble d’autres techniques pour se libérer de son autosaboteur, restez avec moi, pour les connaître.

Les techniques pour vous libérer de l’autosabotage

Vous vous êtes reconnu·e dans la première partie de l’article ? Vous pensez que vous vous autosabotez et voulez arrêter ? Continuez votre lecture, je vous indique 7 étapes à suivre pour faire taire votre autosaboteur et avancer vers la vie de vos rêves.

1- Reprenez le contrôle de vos pensées

Tout d’abord, responsabilisez-vous ! « Ce n’est pas ma faute », « J’ai jamais de bol », « Ça n’arrive qu’aux autres », etc. Cessez de vous victimiser dans vos pensées. Vous êtes responsable de votre mal-être autant que de votre bien-être. Attention, j’ai dit responsable, pas coupable ! Il ne s’agit pas de faute mais de choix. Bien sûr, c’est extrêmement inconfortable et il serait plus facile de continuer à penser que tout est la faute des autres, de la société mais si vous souhaitez réellement évoluer, vous vous devez d’être honnête envers vous-même.

Par exemple, lorsqu’une personne vous manque de respect continuellement en s’adressant à vous, je vous invite à vous demander : « qu’est-ce qui dans comportement a pu laisser croire à cette personne qu’elle pouvait s’adresser à moi de cette façon » ? Peut-être que vous baissez la tête quand elle vous parle ou que vous ne lui avez pas encore précisé que vous n’appréciez pas ce ton ? Qu’est-ce qui vous en a empêché ? Qu’aimeriez-vous faire à la place ? Comment vous-y prendre ? Voilà des questions tournées vers l’action, le changement et l’écoute de soi.

2- Faites le tri dans vos pensées et chassez vos croyances limitantes

Vous l’aurez compris, en prenant la responsabilité de vos pensées et actions, vous vous autorisez à les modifier. Pour cela, vous pouvez prendre conscience de vos croyances limitantes, celles qui vous empêchent d’avancer, qui vous restreignent, qui vous font croire que vous n’êtes pas capable de, pas assez bien pour, et qui vous condamnent à l’échec avant même d’avoir essayé. 

Apprenez à les accueillir pour ensuite les transformer en croyances positives et inspiratrices. Une feuille, un stylo et c’est parti. Écrivez ces pensées sombres, amères et douloureuses. Puis, dans une couleur qui vous plaît, écrivez sous chacune d’elle la pensée positive (sans négation) qui vous fait du bien, celle qui vient rassurer une peur, vous faire sourire… Par exemple, « je n’y arriverai jamais à temps » devient « j’y arriverai à temps » ; « Je ne suis pas capable de » devient « je suis tout à fait capable de ». Répétez-les vous afin de convaincre votre esprit de ces nouvelles pensées.

3- Identifiez vos comportements d‘autosabotage

Nombre de vos comportements sont automatiques, comme des habitudes mises en place depuis longtemps. Cependant, certains de ces comportements relèvent de l’autosabotage. Prenez-en conscience. Identifiez les habitudes, les actions/réactions qui vous semblent naturels, c’est à dire faisant partie de votre personnalité mais étant en fait de l’autosabotage. Pour vous aider, posez-vous ces trois questions : 

  1. ce comportement m’aide-t-il à atteindre mon but ? Ou au contraire m’entrave-t-il ?
  2. S’il ne m’aide pas, quel comportement m’aiderait ?
  3. Comment puis-je modifier mon comportement actuel pour adopter celui de la question précédente ? 

Changer de comportement ne se fera pas d’un coup de baguette magique, vous aurez besoin d’un temps d’adaptation mais au bout du compte, vous serez gagnant·e.

4- Comprenez les raisons de votre autosabotage

Vous avez probablement les meilleures raisons du monde pour vous autosaboter mais si vous lisez cet article, c’est que vous avez décidé d’en finir avec cet autosaboteur qui vous entrave. Comprendre les raisons qui vous poussent à vous autosaboter vous permettra de mieux les neutraliser en travaillant dessus.
Peut-être souffrez-vous d’un manque de confiance en vous ? Peut-être avez-vous peur du succès ? Un travail avec un·e psychologue, un·e coach vous permettra de travailler sur vos mécanismes d’autosabotage et vous évitera de les voir revenir au grand galop dès la prochaine grande décision à prendre. L’autosabotage aura été éliminé à la racine.

Dans mon livre, Mon Burnout ma renaissance, vous trouverez un tableau très utile pour montrer à votre autosaboteur comment avancer ensemble.

5- Faites le bilan de votre situation actuelle

Un bilan de votre situation, personnelle, professionnelle est une bonne manière de lutter contre l’autosabotage. Si vous n’êtes plus en adéquation avec votre vie actuelle, que ce soit sur le plan personnel, familial, professionnel, votre inconscient fera tout pour vous faire renoncer à l’idée d’une nouvelle vie. C’est trop effrayant pour lui d’oser le changement. L’entendez-vous murumurer ? « Mieux vaut souffrir ici que de se lancer dans une aventure sûrement bénéfique mais tellement effrayante… » Prenez le temps de faire le point, posez-vous des questions : « suis-je heureux·se ? », « suis-je épanoui·e dans ma vie ? », « mon travail me satisfait-il ? », « ai-je des projets qui m’enthousiasment ? ». Bien sûr, votre autosaboteur fera tout pour vous empêcher de vivre en trouvant diverses raisons de ne pas le faire : « j’ai un loyer à payer, des factures, des enfants à nourrir… ».

Vous êtes responsable de votre vie, de votre bien-être comme de votre mal-être, rappelez-vous. 
Faites la liste de vos besoins essentiels pour vivre comme vous le souhaitez et prenez la responsabilité d’y répondre.

6- Passez à l’ action, lentement mais surement

Vous doutez ? C’est légitime ! Cependant, la peur ne doit pas vous empêcher d’avancer. Pour cela, vous devez passer à l’action. Apprenez à sortir de votre zone de confort. Un pas après l’autre. Il ne s’agit pas de faire un grand bond. Ce serait le meilleur moyen pour échouer et donner raison à votre autosaboteur. Allez-y doucement, à votre rythme mais lancez-vous ! Sans action, pas de changement. Chaque petit pas compte : ce sont les petits pas cumulés qui font de grandes avancées, les petites actions additionnées qui aboutissent à de grands changements. Petit à petit, vous dévélopperez votre confiance en vous et éloignerez l’autosabotage.

7- Acceptez d’être imparfait.

La perfection n’existe pas ! D’ailleurs, nous l’avons vu plus haut, le perfectionnisme est un type d’autosabotage très répandu. Vous avez donc le droit d’être hésitant·e, fragile, vulnérable, imparfait·e, en un mot : humain·e. Autorisez-vous donc à ne pas être parfait·e ! Pour évoluer, il est nécessaire d’accepter les échecs et les imperfections. Les autres non plus ne sont pas parfaits et vous seront reconnaissants de reconnaître que vous l’êtes également. Ne croyez plus votre autosaboteur quand il vous dit que tout doit être parfait !

Nous arrivons à la fin de cet article, j’espère qu’il vous aura plus. Il n’est sans doute pas parfait mais j’y ai mis tout mon coeur pour vous apporter un maximum de valeur et vous aider à comprendre ce qu’est l’autosabotage et comment vous en libérer.

Pratiquez les différentes techniques régulièrement et vous obtiendrez des résultats. Bientôt, vos actions seront plus en harmonie avec vos désirs. N’hésitez pas à me dire dans les commentaires si une technique vous parle plus qu’une autre ou si vous rencontrez des difficultés à les appliquer.

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Vous pouvez aussi me contacter pour que nous puissions échanger sur vos problématiques. Je vous encourage également à partager cet article autour de vous : vous avez sûrement des personnes dans votre entourage qui ont tendance à se saboter et auxquelles cet article ferait du bien. 
N’oubliez pas : vous êtes acteur·trice de votre vie et vous seul·e détenez le pouvoir de la changer !

 
 
 
 
 
 

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